U.S.C. ATHLETISME - DOSSIERS
L'ATHLETISME RACONTE AUX ENFANTS
Le mot athlétisme vient du grec athlos qui signifie combat. Dans la Grèce antique, l'athlétisme a tout d'abord désigné l'ensemble des sports pratiqués. Avec la multiplication des épreuves au Jeux d'Olympie, il n'a plus regroupé que les courses, les sauts et les lancers
UNE DOUBLE ORIGINE
La Grèce est le berceau de l'athlétisme. Les premiers jeux d'Olympie comptent une seule épreuve, la course du stade
(192,27 m). Puis les Grecs multiplient les courses. En 708 avant Jésus Christ, ils jettent les bases du programme moderne en créant le pentathlon qui combine la course, le saut en longueur, le pugilat, le disque et le javelot. A la même époque sont organisés en Irlande les jeux de Tailti qui comprennent des lancers de troncs d'arbres, de roues et de pierres.
DES VALETS COUREURS
Les Jeux d'Olympie prennent fin en 392 après Jésus Christ. L'athlétisme de compétition renaît en début du XVIIIéme siècle en Angleterre avec des coureurs professionnels. Les aristocrates payent certains de leurs domestiques pour qu'ils courent sur les hippodromes nouvellement créés. Ces footmen sur lesquels les paris sont autorisés, portent des casaques de jockeys.
L'AMERIQUE SUIT L'ANGLETERRE
Au cours du XIXème siècle, les étudiants prennent le relais des professionnels. L'école de rugby organise en 1837 sur 20 km, la "Crick run" qui est la plus ancienne course officielle de l'histoire. Les Américains suivent dès 1868. L' Europe, en dehors de l'Angleterre reste très en retard. Les premières courses sont improvisées à Paris en 1880 par des écoliers dans la salles des pas perdus de la Gare Saint Lazare.
CONSECRATION A ATHENES
L'athlétisme moderne obtient sa consécration comme sport olympique numéro 1 AUX Jeux d'Athénes en 1896. L'athlétisme moderne regroupe des courses, des sauts, des lancers et des épreuves de marche. Il comporte aussi des compétitions combinées où l'athlète, pendant deux jours, dispute successivement plusieurs courses, sauts et lancers.
Les "footmen" sont des valets de pied entraînés à courir devant les carrosses de leurs maîtres pour leur ouvrir le chemin
Les performances mesurées avec précision lors des compétitions permettent d'établir des records. Ceux ci s'améliorent grâce au nombre croissant des participants, aux nouvelles techniques et à l'évolution des équipements
LE SPRINT
LE DOMAINE DE LA VITESSE

Le sprint regroupe l'ensemble des courses disputées sur une courte distance du 100 m au 400 m. C'est sur ces distances que l'homme va au maximum de ses forces. Il n'atteint sa plus grande vitesse sur 275 m environ. C'est pourquoi, la moyenne du record du 200 m est supérieure à celle du 100 m. Le programme olympique pour les hommes et pour les femmes comprend le 100 m, le 200 m et le 400 m, ainsi que des relais opposant des équipes de quatre coureurs le 4 fois 100 m et le 4 fois 400 m

L'ENTRAINEMENT

Pour être un bon sprinter, il n'est pas besoin d'avoir une morphologie spéciale mais des qualités de vélocité, de détente et de souplesse sont indispensables. Au cours des séances d'entraînement, le sprinter travaille essentiellement la technique du départ et fait des exercices avec des poids et haltères pour tonifier ses muscles notamment ceux des jambes.

 

LE DEPART

Le coureur doit être immobile avant le coup de pistolet. S'il anticipe le départ, il y a faux départ. Le coureur coupable de deux faux départs est éliminé. Le chronométrage électrique, relié au pistolet et aux starting blocks, permet de connaître le temps de réaction du coureur en enregistrant le moment précis où il a poussé sur les starting blocks. Si la réaction est inférieure à 100/1000è de secondes, il y a faux départ.

 
COURSES EN COULOIR

Chaque sprinter court dans un couloir afin de ne pas gêner ses adversaires. S'il met le pied dans le couloir voisin, il est disqualifié. Plus un couloir est éloigné de la corde, c'est à dire du bord intérieur de la piste, plus ses virages sont longs. Dans les courses comprenant des virages, les coureurs prennent le départ en étant décalés les uns par rapport aux autres. Ils parcourent ainsi la même distance, quelle que soit la position de leur couloir.

L'ARRIVEE

L'arrivée est jugée à partir du moment où le torse du coureur franchit la ligne d'arrivée. C'est pourquoi, sur les dernières foulées, les coureurs se jettent en avant en faisant un "cassé" du corps. L'appareil de contrôle à l'arrivée filme au centième de seconde le passage de chaque coureur






 

LES EQUIPES DE RELAIS

Les courses de relais, le 4 fois 100 m et le 4 fois 400 m, rassemblent des équipes de 4 coureurs. Le témoin, un tube cylindrique de 30 cm, doit être porté de bout en bout par les 4 coureurs successivement. Le passage du témoin entre 2 coureurs s'effectue dans une zone de 20 m tracée au sol.
Un passage hors zone disqualifie l'équipe. Au 4 fois 100 m
le passage du témoin doit être techniquement parfait pour que les relayeurs puissent le transmettre en courant à leur vitesse maximale.

LES STARTING-BLOCKS

L'américain Sherill est le premier à prendre un départ accroupi en 1899. Longtemps les coureurs creusent des trous dans le seul pour y caler leurs pieds et exercer ainsi une poussée lors du départ. En 1934, on adopte les starting-blocks. Fixés sur la piste, ils se règlent selon la taille de chaque coureur et permettent une meilleure poussée.

DEMI-FOND, FOND, HAIES & STEEPLE


Le demi-fond et le fond

Au delà du sprint, on distingue les courses de demi fond court 800 m et 1500 m, de demi fond long, 5000 m et 10000 m et de fond avec les courses de l'heure et du marathon? Le programme olympique prévoit cinq courses de demi fond et fond : 800 m, 1500 m, 5000 m, 10000 m et marathon. Pour les femmes, le 3000 m remplace le 5000 m. Dans ces courses, à l'inverse du sprint le coureur contrôle sa course. Il peut, selon sa tactique accélérer ou ralentir.

Quand le coureur est victime d'une chute, sa détresse est terrible

RESISTANCE ET ENDURANCE

La qualité à développer pour le demi fond court est la résistance qui est la faculté de maintenir pendant deux à quatre minutes un effort proche de sa vitesse maximale. L'entraînement consiste à courir à vive allure des séries de courses courtes, de 100 m à 400 m, entrecoupées de temps de récupérations courts, d'une minute environ. En demi fond long et en fond l'entraînement se fait sur des distances plus longues. Il s'agit d'améliorer l'endurance, qui est la faculté de maintenir longtemps un rythme de course moyen


LE LIEVRE

Le coureur qui suit supporte mieux l'effort que celui qui mène. C'est un phénomène psychologique. Pour les tentatives de records, ou dans les grand meetings, il est fréquent qu'un coureur soit engagé uniquement pour mener le plus longtemps possible à un rythme élevé. Il est appelé le "lièvre".










 

COUREURS DE TRAIN ET FINISSEURS

Dans les épreuves de demi fond et de fond, la répartition de l'effort est essentielle. Il existe deux types de coureurs : les coureurs de train, qui imposent une allure soutenue pour lâcher leurs adversaires; les finisseurs, qui répugnent à mener pour mieux placer leur pointe de vitesse en fin de course. La place à la corde, c'est à dire, au bord intérieur de la piste est idéale car c'est là que l'on couvre la distance minimale. En cas de rythme lent, avec un peloton compact, il est préférable de se décaler un peu à l'extérieur afin d'éviter les bousculades et de mieux répondre à une attaque provoquée en tête de course.


 

LES SAUTS

LE SAUT A LA PERCHE

L'athlète a une course d'élan longue et rectiligne, afin d'acquérir une vitesse maximale et une meilleure force ascensionnelle. Il pique ensuite la perche dans un bac de sable puis il la ploie pour qu'elle agisse comme un ressort, ce qui favorise encore son élévation. La fabrication de perches en fibre de verre a permis d'améliorer le record celui ci passant de 5,65 à 6,15 m.




 

LE SAUT EN HAUTEUR

Il s'agit de franchir une barre posée le plus haut possible sur deux montants. La technique consistant à sauter dos à la barre, introduite en 1968 par Fosbury a fait passer le record de 2,30 m à 2,44 m










 

LE SAUT EN LONGUEUR

Au saut en longueur, l'athlète tente de sauter le plus loin possible. Le sauteur s'élance sur une piste longue d'au moins 40 m. Il prend son appel sur une planche blanche et retombe dans une fosse de sable. On mesure le saut entre la ligne d'appel et la trace la plus proche de cette ligne laissée par un point quelconque du corps.
Si le pied du sauteur dépasse la ligne d'appel, l'essai est annulé. Pour réussir un bon saut, la vitesse de base est essentielle. Les grands sprinters ont ainsi souvent excellé dans cette discipline.

LE TRIPLE-SAUT

Le sauteur réalise 3 sauts avant de retomber le plus loin possible dans la fosse de sable. Les dispositions matérielles sont identiques à celles du saut en longueur, à une exception : alors qu'en longueur la planche d'appel est à 1 m de la fosse de réception, au triple-saut cette planche est placée à 10 m de la fosse. La prise d'élan se prolonge ainsi au delà de la planche d'appel.








 

Les Règlements :

Au saut en hauteur et à la perche, les athlètes ont droit à trois essais pour chaque hauteur de barre tentée. En cas d'ex-aequo, l'avantage va à celui qui a effectué le moins d'essais à la hauteur d'égalité. Si les concurrents sont toujours ex-aequo, l'avantage va à celui qui a manqué le moins de sauts sur l'ensemble du concours. Les épreuves de saut en hauteur sont ouvertes aux hommes comme aux femmes, celles de saut à la perche aux hommes seulement.

Au saut en longueur et au triple saut, les athlètes ont droit à six essais. On prend en compte le meilleur saut réalisé. Le saut en longueur est ouvert aux hommes et aux femmes, le triple-saut aux hommes seulement.
 

LANCERS, EPREUVES COMBINEES & MARCHE
 

LA MARCHE

Les principales épreuves de marche sont organisées sur une distance de 20 ou 50 km pour les hommes et de 10 km pour les femmes. Par ailleurs de grands raids ont lieu chaque année comme le Paris Colmar qui consiste à couvrir d'une traite 500 km.

LA MARCHE ET LES EPREUVES COMBINEES

L'athlétisme comprend également des épreuves de marche et des épreuves combinées, l'heptathlon pour les femmes et le décathlon pour les hommes.

L'HEPTATHLON : Pendant deux jours, les concurrentes effectuent successivement sept épreuves d'athlétisme : trois courses (200 m, 800 m et 100 m haies), deux sauts (saut en longueur et en hauteur) et enfin deux lancers (poids et javelot).

LE DECATHLON : Pendant deux jours, les concurrents disputent dix épreuves d'athlétisme : quatre courses (100 m, 400 m, 1500 m et 110 m haies) trois sauts (saut en hauteur, saut en longueur et saut à la perche) et enfin trois lancers (poids, disque et javelot).
 
 

LES DIEUX DU STADE

Source : encyclopédie vivante Nathan MEGA SPORT

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