I) LE SPORT & L'EDUCATION
Très tôt, le sport est perçu comme un moyen d'éducation. Les étudiants ont ainsi été les pionniers de nombreux sports. Les grandes nations sportives sont celles qui accordent une large place au sport dans les écoles.
RECUL BRITANNIQUE
La grande Bretagne est la première nation à accorder une large place au sport, et ce, dès le milieu du XIXème siècle. Ecoles, universités et clubs civils possèdent de vastes terrains de sport. Dans toutes les écoles anglaises, les cours ont lieu le matin tandis que l'après midi est réservé aux activités d'éveil et aux sports. Cependant, depuis 1970, des restrictions gouvernementales ont entrainé une réduction du nombre de professeurs de sport et par là même une baisse du nombre d'heures consacrées au sport.
LE MI-TEMPS ALLEMAND
En Allemagne, l'enseignement des matières intellectuelles se fait de 8 h à 13 h. Le sport peut alors être largement pratiqué l'après midi dans le cadre de l'école. Jusqu'à la réunification de l'Allemagne en 1990. l'Allemagne de l'Est imposait une politique de détection des qualités sportives chez les enfants de 3 à 4 ans. A l'école primaire les élèves étaient dirigés vers les sports ou ils avaient les meilleures chances d'exceller. Ceci explique en partie que la petite RDA ait fait jeu égal avec les Etats Unis et l'URSS dans les compétitions mondiales depuis 40 ans.
LES UNIVERSITES AMERICAINES
Comme
tous les pays anglo-saxons, les Etats Unis ont suivi au XIXème siècle
l'exemple britannique. Dans toutes les écoles, les après
midi sont réservées, pour ceux qui le souhaitent, au sport.
Les universités américaines sont indépendantes, payantes
et riches.
Elles
accordent une place capitale au sport et diposent d'installations. Pour
leur publicité, elles recrutent de grands champions, américains
ou étrangers, auxquels elles offrent des bourses sportives.
PARENT PAUVRE FRANCAIS
La France n'a jamais considéré le sport comme devant faire partie intégrante de l'éducation. Il reste le parent pauvre de la scolarité. Tout au long du cursus scolaire, on dépasse rarement trois heures de sport par semaine, contre cinq heures théoriquement prévues au programme. Peu d'écoles disposent d'installations sportives. Le sport se pratique donc essentiellement dans les clubs civils. Les villes favorisent aussi la pratique du sport par la construction d'installations et l'attribution de subvention. Mais celà dépend des moyens et de la motivation du conseil municipal.
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II) LE SPORT AUJOURD'HUI
UN PHENOMENE DE SOCIETE
Le sport est devenu en un siècle un phénomène de société généralisé dans le monde entier. Il a pris une place importante dans la vie quotidienne en tant qu'activité de loisirs et comme moyen de développement physique harmonieux. C'est aussi un spectacle apprécié qui peut entrainer des excès : violences et tricheries.
LE PROFESSIONNALISME
Simple jeu au départ, le sport, en s'organisant, a crée des compétitions à tous les niveaux. Longtemps, les dirigeants sportifs n'ont pas accepté que les champions soient payés. Mais l'on s'est vite rendu compte que, pour être de haut niveau, le sport exigeait plusieurs heures d'entraînement quotidien et ne pouvait être pratiqué que par des champions y consacrant tout leur temps. Depuis vingt ans le professionnalisme est admis même aux J.O. Les champions sont indemnisés pour se consacrer totalement à leur entrainement. Dans les sports les plus populaires, tels la boxe, le football, le tennis, l'automobile ou l'athlétisme, les grands champions gagnent des sommes considérables. Le sport est aussi un moyen d'obtenir une promotion sociale.
PASSION ET VIOLENCE
La passion grandissante pour le sport a entraîné de nombreux excès. Le football est ainsi particulièrement victime d'un phénomène de violence. En Angleterre, des hooligans (voyous) ont pris prétexte des matchs pour déclencher des bagarres, voire des émeutes. En 1985, lors de la finale Juventus Liverpoll, les bagarres ont provoqué des dizaines de morts. Après ce drame pour tenter d'enrayer ce mal, les clubs anglais ont été exclus pendant plusieurs années des coupes d'Europe. La violence s'est également développée sur le terrain en raison des intérêts financiers considérables mais aussi parce que, à tous les niveaux de la compétition, le résultat compte désormais plus que le jeu lui même.
DES MILLIONS DE SPECTATEURS
Le spectacle sportif était déjà très populaires au début du siècle. Des combats de boxe, comme celui entre Carpentier et Dempsey, ont attiré 100000 spectateurs dans les années 20. L'avènement de la télévision, vers la fin des années 50, a fait entrer le spectacle sportif dans tous les foyers. Des chaînes réservées au sport se sont développées. Les jeux olympiques, la Coupe du Monde de Football, les grands combats de boxe, le Tour de France cycliste, les tournois de tennis ou les Grands Prix de Formule 1 sont suivis par des centaines de millions de spectateurs à travers le monde.
COMBATTRE
LE DOPAGE
Les intérêts
financiers ou le simple prestige ont entraîné des tricheries
dont la plus grave est le dopage. grâce à la prise de produits
chimiques interdits, l'athlète accroît artificiellement ses
performances.
Depuis
dix ans, des analyses médicales permettent de déceler la
plupart des cas de dopage.
Les pouvoirs
sportifs soutenus par les gouvernements ont lancé, depuis 1988,
une très vaste action de contrôle. Cette lutte se justifie
par le fait que le dopage est non seulement une tricherie mais comporte
de très gros risques pour la santé des athlètes qui
s'y prêtent.
La disqualification
du canadien Ben Johnson aux Jeux de Séoul en 1988 a été
la sanction la plus spectaculaire dans la lutte anti-dopage.
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(source : encyclopédie nathan sport)