USC ATHLETISME

 LES FEMMES & LE SPORT


Une olympiade femelle serait impratique, inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est à mes yeux, l'adulte mâle individuel. Les J.O. doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs.
(Pierre de Coubertin)

Ces paroles font désormais sourire quand on constate le nombre de femmes championnes et sportives accomplies qui hantent les stades aujourd'hui.
Charles Fourier lui avait une autre vision des femmes au sein du monde sportif :
"Les progrès sociaux s'opèrent en raison des progrès des femmes vers la liberté et les décadences d'ordre social s'opèrent en raison du décroissement de la liberté de la femme"

Depuis 30 ans les femmes sont de plus en plus nombreuses à pratiquer un sport de haut niveau ou plus simplement de loisirs. L'évolution du nombre de femmes ayant une activité sportive régulière est significative : si elles n'étaient que 9 % en 1967 elles sont 32,5 % en 1997.
Les sportives s'illustrent également par leurs performances dans les compétitions internationales et nationales, devenant par leurs succès, les chefs de file de ces disciplines comme le tennis ou l'athlétisme. Or, malgré son essor, le taux des pratiques féminimes est encore loin d'atteindre celui des pratiques masculines. Le sport féminin reste trop souvent ignoré des médias et les femmes ne sont pas assez présentes aux postes à responsabilité dans le milieu du sport.
Une première rencontre publique organisée par la ministre des sports avec les sportives, en mars 1998, a permis de mettre en place pour la première fois dans l’histoire du ministère de la Jeunesse et des Sports des structures et des moyens pour faire progresser la réflexion et donner la parole aux femmes sportives quel que soit le niveau de pratique.  Un réseau de correspondantes et correspondants nommés auprès des Directions Régionales de la Jeunesse et des Sports ont travaillé à l’élaboration de mesures concrètes destinées à favoriser l’accès des femmes aux pratiques, aux équipements, aux responsabilités, et à la parole.
Diverses mesures ont été prises dont celles-ci :

Au moment ou j' écris ces pages, les actes de ces Assises peuvent être consultés sur le site du Ministère de la Jeunesse et des Sports.
Bien sur, ce dernier étant régulièrement mis à jour, il est possible qu'au moment ou vous lirez ces lignes il ne soit plus fait mention de ces mesures.

Depuis des avancées significatives ont eu lieu ; les réflexions des groupes se sont poursuivies, les services déconcentrés de l’État ont élaboré des projets qui contribuent à la place des femmes dans le monde du sport.
A la journée nationale "Femmes et Sport" Marie-George Buffet a annoncé différentes mesures ayant pour but d'améliorer la place des femmes dans le monde du sport.
En accord avec le mouvement sportif, le développement des pratiques féminines et l’accès des femmes à tous les niveaux, figure maintenant au rang des objectifs fixés dans les conventions signées entre le ministère et les fédérations.
Une belle avancée mais il reste beaucoup à faire.

Les femmes sportives ne sont plus aujourd'hui considérées comme inconvenantes ou incapables. Elles ont la possibilité de pratiquer tous les sports et de plus en plus de femmes pratiquent une activité physique régulière.
Le sport dit viril reste pourtant une affaire d'hommes de la même manière que certaines professions semblent réservées aux hommes. Depuis toujours les filles ont manifesté un intérêt moins grand que les garçons aux situations d'affrontement et de rivalité. Par contre elles ont toujours souhaité plaire et garder un corps grâcieux.
C'est donc ce qui les distingue de l'homme qui, lui, privilégie technique, entraînement, attachement aux valeurs du succès solidaire et collectif par ses performances et ses classements à l'inverse des femmes qui préfèrent le jeu, l'entretien physique, l'attachement aux résultats personnels dans une pratique individuelle.

La basketteuse Elizabeth Riffiod a dit : "Il n'y a pas de sport féminin, il n'y a que des femmes qui font du sport.
Quand le sport devient le centre de l'existence, une passion, les aspects contraignants sont intégrés, assimilés, oubliés. Je n'aurais pas raté le moindre entraînement, consciente qu'une heure perdue ne se rattrape pas. Pareil au musicien qui passe des heures à monter des gammes pour le moment venu interpréter la partition à la perfection"

Je vous propose de découvrir les paroles du Dr Du Chesne, Seigneur de la Violette, médecin du roi Henri IV, trouvées pour vous dans OLYMPIE, la course des femmes de Annick Davisse, Léo Lorenzi et Jane Renoux aux Editions La Courtille
 

"La femme, oeuvre de Dieu et parure de l'humanité, formée des mêmes éléments que l'homme, fut créée jadis en même temps que lui en ayant en partage des dispositions physiques identiques aux siennes et sans lui être inférieure par les dons intellectuels. Dans les berceaux, les touts petits n'ont-ils pas des gestes et des mouvements communs aux deux sexes. Et qui plus est les fillettes, une fois un peu plus âgées, jouent de mille façons avec les garçons du même âge, s'adonnent aux rondes, jouent à la balle avec eux puis en avançant en âge combien de frêles jeunes filles ou jeunes femmes montent à cheval comme des hommes, chassent, pêchent, nagent. Il y en a même qui vivent parmi les hommes d'armes sans révéler leur sexe et se battent avec une ardeur guerrière farouche. D'autres femmes cultivent la terre, labourent, plantent des arbres, pêchent, moissonnent. D'autres portent des fardeaux, dorment à la dure, marchent tout le jour et rentrent par les routes les plus longues. Même sur le point de mettre au monde leurs enfants qui seront les enfants les plus robustes, elles supportent les fatigue de tous ces exercices.
Si tu objectes la faiblesse du corps féminin, si tu la déclares inapte à endurer la fatigue des exercices masculins, regarde un peu autour de toi et tu comprendras autant d'êtres délicats chez les hommes que chez les femmes"

 

REMONTONS AUX ORIGINES