U.S.C. ATHLETISME (DOSSIER)
DIEUX DU STADE MAIS
DROLE DE DESTIN
L'être humain connait dans toute sa vie des hauts et des bas. Ces athlètes, et leur destin,  dont les noms resteront à jamais gravés dans l'histoire de l'athlétisme et des records, en sont la preuve.
Aujourd'hui est un grand jour mais que sera demain......
JACKY BOXBERGER : Cet homme a porté le maillot de l'équipe de France sur 4 Olympiades. Finaliste olympique à 19 ans, 6ème du 1500 m à Mexico. L'exploit l'a placé au rang des grand espoirs mondiaux du demi-fond. Six titres de champion de France en cross et sur piste; champion d'Europe en salle en 1972, meilleure performance française sur marathon en 2 h 10' 49" à Paris en 1985. Jacky Boxberger est disparu cet été 2001 au Kenya terre des coureurs à pied, tué et piétiné par l'éléphant d' un parc qu'il était en train de filmer. Il avait 52 ans.
SERGE AVEDISSIAN: Champion de France du disque en 1987 est décédé en avril 2000 lors d'une séance d'entraînement sur le Stade de Colombes. Cet athlète a été percuté par un marteau lancé par un athlète qui s'entraînait. Il est mort sur le coup. Il figurait toujours à la 10ème place du classement des meilleurs lanceurs français de tous les temps avec un jet de 59,96 m réalisé en 1987.
JULES LADOUMEGUE: Son père décède 4 mois avant sa naissance et sa mère décèdera brûlée vive alors qu'il n'a pas encore atteint son premier mois. L'orphelin est recueilli par un oncle sans ressources. A douze ans, il dispute quelques courses locales et montre ainsi ses capacités. Il ne cessera plus dès lors de remporter des victoires. Considéré comme le grand favori du 1500 m olympique en 1932 à Los Angelès, certains organisateurs l'accusent d'avoir monnayé ses dons en France et à l'étranger. Soupçonné de faits de professionnalisme, il se retrouve au centre d'une vive polémique et est sacrifié par la FFA. Le 4 mars 1932, cinq mois avant les J.O. Il est radié à vie. Mais Paris ne l'a jamais oublié. En 1943 en pleine guerre Jules LADOUMEGUE obtient sa requalification. Bien que cette mesure n'effacera jamais le préjudice subi, elle aura le mérite de rendre sa dignité d'homme à un champion qui avait fait chavirer le coeur des foules.
JESSE OWENS:C'est en 1935 que cet athlète marquera d'une empreinte indélébile l'histoire de l'athlétisme. En moins d'une heure il égale ou améliore 6 records du monde. En 1936, il remporte aux J.O. de Berlin la finale du 100 m et bat l'allemand Lutz Long avec un saut de 8 m 06 déclanchant ainsi la furie d'Hitler. Il faudra attendre 20 ans pour battre son record du 4 fois 100 m (39 " 08) et le 200 m. Pour avoir refusé de participer à une tournée en Scandinavie, il sera disqualifié et retombera dans l'anonymat. Il s'éteindra le 31 mars 1980 atteint d'un cancer du poumon.
WILMA RUDOLPH: ce n'est qu'à partir de 11 ans qu'elle pourra marcher correctement. Pourtant à 20 ans elle fut chronométrée à 22 " 09 sur 200 m. En 1960 à Rome elle remporta la médaille d'or du 100 m du 200 m et du 4 fois 100 m. L'année suivante elle porta le record du monde du 100 m féminin à 11" 02. Ce sont des tracas sentimentaux et familiaux qui éloignèrent cette jeune femme des stades
ALBERTO JUANTORENA : né le 3 décembre 1950 à Santiago de Cuba , Surnommé El Caballo (« le cheval »), il devient, après ses 1ers Jeux Olympiques disputés en 1972 à Munich , le n° 1 mondial du 400 m à partir de 1974 . Il fut le premier athlète à remporter au cours d'un même tournoi olympique, à Montréal en 76 les épreuves du 400 et 800 m et ce malgré une double opération au pied gauche . Il battit le record mondial des deux distances en 44 " 24 et 1 ' 43 " 50. De retour à La Havane il fut accueilli par Fidel Castro. Il battit à deux reprises le record sur 800 m et améliora le record du monde d'un dixième 1 ' 43 " 44. Aux Championnats d'Helsinski en 1983, il se blessa bêtement la cheville en marchant sur le petit rebord de la piste et dut abandonner la compétition. Il est devenu ensuite membre du conseil de l' IAAF et président de la fédération cubaine. 
HERBERT ELLIOTT: Il avait à peine 20 ans lorsqu'il remporta sa première victoire en 1958. Le 6 février de la même année il bat le record mondial du mileen 3 ' 54 " 05 puis trois semaines plus tard le record mondial du 1500 m en 3 ' 36 ". Etudiant, il délaisse son entraînement jusqu'au 6 septembre 1960 à Rome ou se dispute la finale du 1500 m. Il remporte l'épreuve avec 20 m d'avance sur son concurrent le plus dangereux, Michel Jazy et améliore son propre record en 3'35"6. Il fit encore quelques apparitions puis il prit sa retraite à 23 ans.
EMIL ZATOPEK: le lieutenant remporta la médaille d'or du 10 000 m aux J.O. de Londres en 1948. L'année suivante il battit le record du monde du 10 000 m en 29 ' 28" 02 et entre 1949 et 1955 il remporta 17 records sur toutes les distances du 5 000 m aux 30 km. Il fut le premier homme à parcourir 20 km en une heure en 1951 ainsi que la barre des 29 ' sur 10 000 m en 1954. Il entra dans la légende aux JO d'Helsinski en 1952 en gagnant coup sur coup les médailles d'or du 5 000 m du 10 000 m et du marathon. En 1968, le colonel Zatopek prit le parti du printemps de Prague.
ABEBE BIKILA: Personne n'a jamais gagné deux fois de suite un marathon olympique sauf lui. Il remporte, pieds nus, le marathon des jeux de Rome en 1960 et devient le 1er héro olympique du continent africain. En 2 h 15' 16" 2, il bat de 8' le record de Emil Zatopek. 4 ans plus tard il écrase son propre record en 2 h 12' 11" 2 35 jours après avoir été opéré de l'appendicite. Mais à Mexico, il abandonne au 17ème km et en mars 1969, il se brise la nuque dans un accident de voiture. Il restera prostré sur sa chaise roulante jusqu'au 25 octobre 1973 où il fut emporté par une hémorragie cérébrale.
BOB BEAMON: Criblé de dettes, délaissé par sa femme c'est avec la téquila qu'il tentait d'oublier ses déboires. La veille de se présenter sur le sautoir des J.O. de Mexico, il avait plutôt forcé sur l'alcool. Le 18 octobre 1968, à 22 ans, à son premier essai il fit un bond miraculeux et retomba à 8,90 m de la ligne d'appel, 55 cm plus loin que le dernier record mondial. Il ne se présenta pas aux J.O. de Munich en 1972. L'homme d'un seul saut fut retrouvé quelques années plus tard s'occupant dans l'anonymat d'enfants inadaptés.
PATTY O'BRIEN: C'est ce californien qui le premier pendant l'été 1951 tourna le dos au butoir en fléchissant le buste, ce qui permettait au lanceur de poids d'obtenir une vitesse de propulsion nettement supérieure aux anciennes techniques. Il fit progresser le record du monde de 17,95 m à 19,30 m. A vingt ans il remporta la médaille d'or des J.O. d'Helsinski en 1952. Premier homme à lancer le poids au delà de la ligne des 18 m en 1953 puis 19 m il obtint une nouvelle médaille d'or à Melbourne la même année. Il ne termina que 4 ème aux J.O. de Tokyo en 1964 mais il atteignait tout de même 19,66 m en 1966 quand il se retira de la compétition à trente quatre ans.
AL OERTER: Les J.O. ne furent pour lui qu'un entracte. Il remporta 4 fois d'affilée la médaille d'or, de 1956 à 1968. Il lança le disque lors d'un premier essai à 56,36 m puis à Rome à 59,18 m, 16 cm plus loin que le détenteur du record du monde. En 1962, il établit le nouveau record de la spécialité 60,96 m puis à 62,92 m en 1964. Il se retira après 17 ans de carrière et reprit ses fonctions d'ingénieur informaticien. A 44 ans en 1980, il lança son disque à 69,46 m.
MATTI JARVINEN: Entre 1930 et 1936, il battit à 10 reprises le record du lancer de javelot
77 m 23 soit 6 m de plus que le record mondial précédent. Il enleva la médaille d'or aux J.O. de Los Angelès en 1932 puis en 1934 il ne fut pas loin d'atteindre les 80 m lors d'un essai légèrement mordu. En 1936, il établit son dernier record en lançant un engin en bois de bouleau à 77 m 23. A 43 ans en 1952 il expédiait encore son javelot à plus de 63 m.
HAROLD CONOLLY: Malgré un bras atrophié lors d'un grave accident, il fut le premier athlète au monde à franchir les 70 m au lancer du marteau. Il avait déjà battu officieusement le record du monde en 1956 avec un jet de 66 m 71 et en 9 ans il améliora encore six fois sa performance, jusqu'à 71 m 26. Médaille d'or aux J.O. de Melbourne en 1956, Il épousa l'année suivante la discobole Olga Kitkotova, elle aussi médaille d'or de sa spécialité. Il continua de battre des records mais termina à la 8ème place aux JO de Rome et à la 6ème à Tokyo.
VALERI BRUMEL: Second avec 2 m 16 ce jeune sibérien de 18 ans fait une entrée remarquée sur les stades olympiques à Rome en 1960. Il battra 5 fois le record du monde de saut en hauteur jusqu'au 28 juillet 1963 au stade Lénine à Moscou ou il passe la barre des 2 m 28 soit 43 cm au dessus de sa taille. Le 6 octobre 1965, il dérape à moto dans une rue de Moscou et se brise les jambes. Après 6 opérations, mille jours de plâtre et deux ans de béquilles, il retrouve le chemin de l'entraînement et franchit 2 m en 1969 puis 2 m 06 l'année suivante. Il s'éteint le 25 janvier 2003 des suites d'une longue maladie, à 60 ans.
JAMES KIPKEMBOI : Lors du marathon d'Athènes en 2007, le Kenyan connaît une défaillance, s'écroule sur la route et reste 8 minutes sans réaction. Contre toute attente, le coureur se relève quand les secours arrivent enfin, refuse de monter dans l'ambulance et repart pour tenter de rejoindre la ligne d'arrivée. Semi-inconscient, il manque la bifurcation, à 300 mètres de l'arrivée et est heurté par un tramway qui arrive sur la gauche. Choc terrible, heures de coma mais finalement une issue heureuse, James Kipkemboy étant sorti vivant de cet accident... 
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