USC ATHLETISME - DOSSIERS
 
LE CHRONOMETRAGE
Dans des disciplines où une médaille d'or peut se jouer au centième de seconde, le chronométrage revêt une importance capitale.
Un capteur sonneur convertit le coup de feu donnant le départ en pulsion électrique et transmet ce signal au centre de chronométrage et à un ordinateur sur le bord de la piste.
L'ordinateur déclenche le haut parleur de chaque starting-block simultanément et enregistre les faux départs.
Un ordinateur enregistre la pression exercée par les pieds des athlètes sur les starting-blocks.
Si une pression est détectée moins de 100 millisecondes après le signal du départ, le départ est invalide, un réflexe humain ne pouvant être aussi rapide.
Un appareil photo numérique prend des clichés de 4 mm de large enregistrant toutes les parties du corps de l'athlète franchissant la ligne. Le temps est arrêté quand le torse de l'athlète passe la ligne.
Le centre de chrnométrage déclenche l'appareil pour la photo finish. Celle-ci est graduée en 1/100ème de secondes.
La ligne verticale sur le torse de l'athlète révèle son temps final.
L'appareil enregistre le temps réel auquel chaque cliché a été pris. Les photos mises bout à bout constituent une "image temps".
COMPLEMENT D'INFORMATIONS
Le pistolet du starter apparait aujourd'hui comme un élément incontournable de l'athlétisme. Lui seul est capable, une fois brandi, d'imposer le silence sur un stade avant un départ. Mais le role de donner le feu vert aux coureurs ne lui fut pas toujours dévolu. Dans la 2ème moitié du siècle dernier on utilisait un mouchoir ou un sifflet pour signifier le départ de la course. Mais au pays du Far West dont les images d'Epinal ont pris forme à cette époque, le révolver allait vite s'imposer pour reglementer les départs des courses organisées à même la rue, dans les villages de nos amis les cows-boys. Auparavent, on assistait à des compétitions souvent flokloriques où les adversaires restaient parfois de longues minutes sur place, multipliant les intimidations et les provocations avant de s'élancer quand bon leur semblait. De nos jours le pistolet remplit un rôle supplémentaires dans les grandes compétitions. C'est en effet le coup de feu du starter qui déclenche le chronomètre électrique. Il doit également pouvoir émettre la fumée blanche qui permet aux chronométreurs manuels de déclencher leur montre et rappeler les concurrents au cas où un faux départ à été enregistré. Enfin, un pistolet de compétition (9 mm pour les spécialistes) capable de tirer 5 coups, approche les 900 F. Pas donné mais pour une fois qu'on fabrique une arme qui sert à autre chose qu'à tuer, on ne va pas se priver
(C.P. source athlé magazine n°447 février 2002)
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